DEP :

Irene est tombé sur des papiers confidentiels de son père, révélant ses activités et lui apprenant qu'elle avait été enlevée à la naissance. Elle fuit alors dans la nuit en direction de Bridgeport dans l'espoir d'y trouver sa mère (ignorant que celle-ci est alors sur ses traces). Arrivée sur place, elle est prise sous la tutelle d'un sans-abri, avec qui elle retrouve l'ancienne adresse de ses parents à Bridgeport. Ils décident de s'y rendre.

 



 

 

Nous avions trouvé le bâtiment dont l'adresse était écrit sur le dos de ma main. C'était un quartier dans lequel je n'étais pas très à l'aise, mais j'étais hyper heureuse d'être là ! Arrivé au bon étage, mon ami me demande :

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-Tu es sûre que ça va aller ?

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J'acquiesce. Il me suivit alors que je m'avançais, sûre de moi, et que je frappes. Une femme sors de l'appartement et referme la porte derrière elle. Elle a l'air d'une étudiante méfiante.

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-Qu'est-ce que tu veux ?

 

Je tiques. Sa réaction n'est pas celle à laquelle je m'attendais. Comme si elle savait déjà qui j'étais. Beaucoup moins sûre de moi, je lui demande :

 

-Je cherche ma mère, elle habitait ici il y a onze ans.

-Je ne sais pas.

 

Je la regarde dans les yeux. Pourquoi est-ce que ce qu'elle me dit me semble si faux ?

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-Va-t-en maintenant.

 

Je continue de la regarder dans le blanc des yeux, elle semble me regarder de haut.

 

-Je peux avoir le contact du propriétaire ?

-Va-t-en.

-Wnuczka...

 

Un nouveau blanc, je ne la quitte pas des yeux et elle non plus.

 

-C'est bon, on y va.

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Je dépasse mon ami et me dirige vers l'escalier. Je lis son hésitation et sa compassion sur son visage, mais décide de faire comme si je ne l'avais pas vu et je quittes au plus vite le bâtiment. Il me suit, quelques pas derrière moi. Il m'interpelle dans la rue.

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-Wnuczka ! Ca va ?

-Oui, ça va.

 

Je soupire. C'était un ton beaucoup plus agressif que je ne l'aurais voulu.

 

-Excuse moi, c'est juste que... Je suis énervée. Pardon.

-Irene !

 

Une autre voix masculine que je connais fort bien. Je me fige. Mon cerveau s'accélère. Je fais quoi ? Je fuis ? Je reste pour rentrer chez moi ? Lentement, je me retourne pour faire face à mon père. Je le vois échanger un regard méfiant avec celui qui m'accompagne ces derniers jours.

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-Papa...

 

Je peux lire le soulagement dans ses yeux.

 

-Qu'est-ce que tu fais ici, Irene ?

-Et toi ?

-A ton avis ? Ça fait une semaine que je te cherche, Irene ! Tu te rends compte de comment je me suis inquiété ?

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Je ne réponds pas, pas plus que je ne baisse les yeux. J'hésite toujours. Est-ce que je fuis ? Si je rentres avec lui, je ne retrouverais pas ma mère. Je remarque la femme qui s'est arrêté quelques pas derrière. C'est la femme bizarre de Lucky Palms. Interloquée, mon regard interrogateur se pose sur mon père.

 

-On te cherche depuis une semaine, Irene. On se doutait que tu viendrais ici, alors on a été toquer à l'appartement avant toi. La locataire nous a accueillie, et nous lui avons dit que tu avais fugué et qu'on te cherchais. Et puis on est resté dans le coin, on savait que tu viendrais.

 

Il ne répond pas à ma question, mais je comprends mieux la réaction de la locataire. Derrière lui, la femme se tait toujours, observant la scène. Moi j'ai du mal à comprendre ce qui se passe, mon cerveau à déjà rassemblé les pièces, mais ma raison refuse de l'entendre.

 

-Irene, s'il te plaît, parle moi... J'ai cru que tu t'étais perdue dans le désert.

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Mon regard devint dur. Je déteste qu'il me prenne pour une enfant. C'était évident que j'allais pas me perdre. Ça me faisait mal au cœur qu'il me sous-estime autant.

 

-Pourquoi elle est là ?

 

Je la désigne du menton, et mon père et elle échangent un regard. Elle se rapproche et me regarde gentiment.

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-Irene... Je m'appelle Roxanne, je suis ta mère.

 

Je les regarde, elle et mon père, puis mon ami. Il acquiesce, il la reconnaît. Elle me ressemble, c'est ça ? Comment j'ai pu ne pas le voir ? C'est quand même dingue, on a les yeux de la même couleur, c'est la première personne que je rencontre avec des yeux aussi violets que les miens. 

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Elle ne ment pas, c'est bien elle, ma mère. Tout se cogne dans ma tête. Je murmures pour moi-même :

 

-Non...

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C'est vraiment pas comme ça que j'espérais que l'on se rencontre, je ne ressens pas du tout ce que j'espérais ressentir. J'aurais voulu me jeter dans ses bras, mais je suis en réalité bien trop méfiante... Que fait-elle avec mon père ? Que s'est-il passé quand je suis partie ? Il prend la parole.

 

-On te ramène à la maison, Irene.

 

Il m'indique une voiture, garée non loin. Je suis plus inquiète que jamais, mais je réalise bien que je n'ai plus de raison de rester ici. 

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J'adresse un regard à mon ami. « Le polack ». J'ai les larmes aux yeux lorsque je le sers dans mes bras, et il me rend mon étreinte.

 

-Adieu, wnuczka.

 

Je monte en voiture, en silence, alors que mes deux parents s'installent devant. Par la fenêtre je regarde mon protecteur qui suit mon départ du regard alors que la voiture se met en mouvement. 

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Je m'enfonce dans mon siège, dosant le silence de la voiture. Mon père tente d'entamer la conversation.

 

-Tu sais Irene, je suis sérieux quand je te disais qu'on s'est inquiété pour toi.

 

Je soupir et lance mon regard par la fenêtre.

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-Qu'est-ce qui t'a prit ?

-Je te parle pas, à toi.

 

Je les vois se regarder, devant. Iels tentent de me poser encore quelques questions, mais je ne leur répond pas. 

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Dehors, le ciel chargé accompagne notre voyage, alors que Roxanne et mon père discutent du moment auquel iels devront rendre la voiture et traverser la frontière à pied. Elle ne vaut pas mieux que lui, n'est-ce pas ? Dire que je l'avais tant imaginée. Elle aurait dû être quelqu'un d'autre, elle aurait dû rester la femme que j'imaginais. Je ne veux pas d'elle comme mère.