Irene était assise en haut des marches devant son école. Elle venait d'en sortir, Laura était partie, et Irene attendait que son père arrive. Ils allaient faire des courses, cet après-midi, mais aujourd'hui, il était en retard. 

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(Mais si elle est assise, regarde, assise!) 

 Comme elle patientait, elle observa les gens aller et venir, comme à son habitude. En face, le parc était pleins d'enfants, sortis comme elle de l'école. Les parents, quand ils étaient présents, discutaient entre eux, au stand de snacks. La voiture des parents de Laura passe devant l'école, et depuis le siège passager, la jeune fille lui fit un signe, auquel Irene répondit par un grand sourire. Juste alors que la voiture disparue du paysage, une femme traversa la route en direction de l'école. 

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Il lui fallut quelques instant pour réaliser que la drôle de femme qu'elle avait déjà eut l'occasion de croiser se dirigeait en réalité vers elle. Irene, surprise et un peu inquiète, se dressa sur ses pieds. Que pouvait-elle bien lui vouloir ? La femme arriva à sa hauteur et s'arrêta, sans dire un mot, d'abord. Irene, gênée par ce silence, prit la parole :

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-Bonjour ?

 

Pourquoi la femme avait-elle l'air si surprise ? C'était elle qui était venue, non ?

 

-Bonjour, je... Comment tu vas ?

 

Derrière la dame, Irene venait de voir son père arriver, ce qui la soulagea. La femme était vraiment bizarre et Irene commençait à avoir peur d'elle.

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 Suivant le regard de l'enfant, l'adulte se tourna à son tour pour faire aussitôt volte-face.

 

-Au revoir.

 

Sur ces mots, elle entra dans le bâtiment alors qu'Esteban arrivait. L'enfant la suivit des yeux, surprise.

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 Pourquoi partait-elle ? Elle connaissait son père ? Esteban n'avait pas vu que la femme parlait à son enfant, ni ne l'avait-il reconnue. Irene ne lui en parla d'ailleurs pas, elle avait la sensation que son père n'apprécierait pas qu'elle parle à des inconnus. Cependant, le visage de la femme était toujours dans les pensées de l'enfant.

 

Esteban parti travailler, cet après-midi là, elle avait la maison pour elle toute seule. C'était dans ses moments là qu'elle aimait se plonger dans son imaginaire. Elle avait prit l'habitude de s'installer sur l'ordinateur des heures durant, lorsqu'elle était seule. Mais ce jour là, en allant allumer la machine, elle fit plus attention que d'ordinaire au vieux meuble en bois dans lequel son père rangeait les papiers importants. 

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Elle savait qu'il y mettait aussi son carnet de santé. Il ne lui fallut pas dix secondes pour trouver ledit cahier, qu'elle se mit à feuilleter avec curiosité, mais rien n'éveilla particulièrement sa curiosité. Au fond d'elle, elle aurait souhaiter voir y figurer le non de sa mère. Elle alla pour ranger le carnet lorsqu'un autre livre rangé là lui sauta aux yeux : le livret de famille. Elle attrapa le cahier. Si le nom de sa mère n'était pas ici, elle savait qu'elle ne le trouverait nul part. A moins qu'elle ne parvienne à persuader son père de lui en parler ! Peut-être attendait-il que l'enfant soit plus grande, plus raisonnable. Irene aurait accepté d'attendre, si seulement son père le lui en avait expliqué les raisons. 

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Assise sur le fauteuil, elle tourna la première page du livret. Le nom de son père lui sauta aux yeux. « Esteban Regan ». Le lieu de naissance de son père était inconnu à l'enfant. Sur la page suivante, elle trouva le second nom, qu'elle avait tant cherché. « Roxanne Regan ». « Roxanne ».... Cela sonnait si joliment aux oreilles de l'enfant. Elle fut surprise de voir que ses parents portaient le même nom, son père ne lui avait jamais dit s'être marié. L'enfant en était persuadée, ses parents devaient s'être terriblement aimés, pour que son père ne porte un tel stigmate de leur séparation. Le livret de famille n'indiquait aucune cause de disparition pour sa mère. Était-elle seulement encore vivante ? A quoi avait-elle bien pût ressembler ?

 

Ce soir là, elle passa du temps à dessiner, à partir de photos d'elle même, ce à quoi sa mère pouvait ressembler aujourd'hui. Elle l'imaginait très clairement : Une femme aussi mâte de peau qu'elle, des cheveux clairs, peut-être blonds foncés (Esteban avait les cheveux clairs, mais Irene était persuadée qu'il ne les avait jamais eut si blond qu'Irene ne les avaient), des yeux marrons (Irene pensait tenir ses yeux violets du côté de son père, comme celui-ci les avait aussi d'une couleurs très particulière), plus petite qu'Esteban. Une femme très gentille et bienveillante. Qu'elle aurait été fière d'avoir eut la chance d'appeler cette femme « maman » !

Elle dessina si tard qu'elle s'endormit sur ses dessins. Son père, en rentrant, trouva l'enfant assoupie sur le tapis de la chambre. Il la porta pour l'installer sous ses couvertures. Il lui restait encore quelques petites heures de sommeil. Alors qu'il sortait, il remarqua enfin les dessins. Il en leva une feuille pour l'éclairer avec la lumière qui passait par la porte. Un dessin assez sommaire de femme avait été colorié au feutre. Sous les pieds de la femme, un prénom : Roxanne. A nouveau, il leva les yeux vers le dessins. Non, elle ne lui ressemblait pas du tout. Esteban ne s'en inquiéta pas. S'il était énervé contre lui-même que l'enfant ait pu trouver le prénom de sa mère, il trouvait que cette recherche n'avait rien de surprenant. Aussi, il reposa la feuille là où il l'avait trouvée et quitta la pièce.

 

Le lendemain, Irene ne mentionna pas ses trouvailles à son père, elle n'osa pas. D'autant plus que la journée avait été très occupée : Après l'école, elle avait rejoint son père chez son collègue où ils discutaient sur la terrasse, et y avait fait la connaissance de la femme de celui-ci. 

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C'était une drôle de dame aux bras et au torse tatoué de fleurs et de papillon. Irene trouva ses décorations très jolie, mais son père lui interdit de se tatouer avant sa majorité, sur le ton de la blague. Le lendemain, elle passa sa fin de journée au bord de la piscine, sous le regard de son père qui prétextait préféré se reposer que de venir se baigner avec elle.

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L'avantage de ce qu'elle était si occupée était que cela avait chassé de ses pensées la drôle de femme qui lui avait parlé. Il fallu à peine deux jours à l'enfant pour trouver le courage d'aller voir son père pour tenter une conversation. Celui-ci était alors en train de préparer des croques-monsieur pour le repas du soir, aidé d'Irene.

 

-Et maman, elle aimait les croques-monsieur ?

 

La question prit Esteban au dépourvu. Il ne s'était pas attendu à ce que cela arrive maintenant, mais il avait eut quelques jours pour se préparer à la discussion qu'il aurait avec sa fille, suite aux dessins trouvés dans sa chambre.

 

-C'était ta maman qui les préparait, avant. Elle s'appelait Roxanne.

 

Ce fut au tour de l'enfant d'être étonnée. Son père avait donc finalement accepté la discussion ? Elle ne se doutait pas un instant que celui-ci aurait été prêt à lui mentir pour peu que cela atténue ses préoccupations. C'est d'ailleurs ce qu'il fit.

 

-Je n'aime pas en parler, Irene. Ta maman est tombée malade lorsque tu es née. Ce n'était pas de ta faute, elle avait toujours été faible. Elle est morte alors qu'elle était allée se reposer chez sa mère. Elle même est morte de tristesse un an après. Tu l'as bien peu connue. (Il marqua une pause) Tu sais, ça à été très dur pour moi – et pour toi aussi, par ailleurs – mais je sais que j'ai beaucoup de chance de t'avoir avec moi.

 

Il s'arrêta de cuisiner pour aller serrer la petite dans ses bras.

 

-Ta mère et moi nous aimions beaucoup, mais nous avions aussi beaucoup de désaccords. Mais ta naissance est la plus belle chose qui me soit arrivé ! Je sais que ce n'est pas facile pour toi de ne pas avoir de maman, mais je préférerais éviter de reparler de Roxanne, si tu le veux bien. C'est un sujet difficile pour moi aussi.

 

Alors l'enfant n'ajouta rien. Elle serra juste son père dans ses bras en retour. Sa mère était donc morte. Et depuis longtemps, qui plus est. Elle accepta de ne pas plus en parler avec son père, mais elle espérait malgré tout trouver des photos. C'est vers l'ordinateur qu'elle se tourna dans ses recherches.

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Elle s'installa et tapa « Roxanne Regan » dans la barre de recherche. Cependant, elle ne lança pas la recherche. Et si elle n'était pas comme Irene l'avait rêvée ? Est-ce que cela valait le coup, de savoir ? Étrangement tendue, elle décida que non. Et quand bien même, elle pourrait toujours changer d'avis, ainsi.

 

C'est donc sur la décision de ne pas trouver de photos de sa mère que la vie de l'enfant repris un cours normal : L'école, traîner avec Laura, prendre le goûter chez Marissa. Bien vite, dans sa vie trop normale, l'étrange femme fut de retour. Cela faisait seulement une semaine qu'elle ne l'avait pas vue. D'ailleurs, cette fois-ci, la femme resta loin. Elle lui adressa juste un léger signe de tête. Irene passa sa route. Une fois, deux fois.... Une semaine plus tard, la femme se trouvait à nouveau dans le parc fasse à l'école quand Irene en sortit. Elle y était pourtant restée tard pour jouer au basket avec Laura. Le ciel était chargé, la nuit allait tomber tôt, ce jour là. La femme lui adressa un signe de la main, mais Irene n'y répondit pas. Ce n'est qu'alors qu'elle s'en allait qu'elle changea d'avis et traversa la rue qui menait au parc. Sous le regard étonné de la femme

 

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-Bonjour.

-Bonsoir.

-Qu'est-ce que vous voulez ?

-Rien de mal, ne t'inquiète pas. Tu veux bien parler ?

 

Irene hésita, mais finit pas acquiescer. C'était juste une discussion après tout. Et puis elle en avait marre que cette femme ne la surveille constamment. La femme l'invita à s'installer sur une des tables du parc, ce qu'elles firent.

 

-Tu t'appelles Irene, n'est-ce pas ?

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-Comment vous savez ?

-J'ai entendu des gens t'appeler.

-Pourquoi vous me surveillez.

-Ah... Je suis désolée pour ça... Disons que tu me rappelles quelqu'un et... Je suis désolée.

 

La femme s'était interrompue, coupée par l'émotion qui l'avait soudainement prise. Irene, gênée, détourna les yeux.

 

-C'est rien, excuse moi.

-Et vous, vous vous appelez comment ?

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-... Charlotte. Je m'appelle Charlotte.

-Okey, bah écoutez, Charlotte, je vais rentrer chez moi. Je crois qu'il est suffisamment tard comme ça.

-D'accord, rentre bien.

 

Irene était très dérangée par l'attitude de la femme. Sérieusement, c'était quoi son problème ? Sur le chemin du retour, elle pria pour ne plus la revoir. Elle s'arrêta chez Marissa, à qui elle raconta toute l'histoire.

 

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-Et elle t'a paru louche ?

-Oui, totalement !

-Est-ce que tu veux que j'aille te chercher à l'école, demain ? Je veux dire, ça peut te rassurer ?

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-Bah, ça ira ! Elle est bizarre mais elle est franchement pas méchante.

-T'es sûre, Irene ? Je veux pas entendre qu'il t'es arrivée du mal !

 

Irene secoua la tête.

 

-Ca n'arrivera pas !

-Bon... Et ton histoire, tu en es où ?

-Euh.... J'ai pas vraiment écrit depuis.

-Irene ! Ca ne te ressemble pas ! Tu es sûre que tout va bien, ma chérie ? Tu sais, tu peux me parler !

-Mais ca va ! C'est juste que j'étais occupée à autre chose.

-Comment ça ?

-Papa m'a parlé de ma maman. Elle s'appelait Roxanne.

-Je vois... Ça veut dire qu'elle est morte ?

 

Irene acquiesça.

 

-Tu sais si elle a de la famille vivante.

-Sa mère est morte et papa ne m'a parlé de personne d'autre.

-Oh, tu sais, connaissant ton père... Ça ne signifie pas qu'il n'y a personne d'autre ! Qui sait ? Tu as peut être des cousins !

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Irene y réfléchit un instant. L'idée d'avoir des cousins de son âge lui plaisait fortement, elle qui n'avait que son père comme famille.

 

-Tu penses que je pourrais les contacter ?

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-C'est ta décision, ma belle. Mais je serais là si tu as besoins d'aide.

 



 

OH SEIGNEUR CE SONT LES PIRES PHOTOS QUE J'AI FAIT DE TOUT CE LEGACY, C'EST MOCHE!

First things first: J'ai décidé de changer le jour de publication, ce ne sera plus vendredi mais lundi, toujours à 10h! C'est plus facile pour moi avec mon nouveau rythme de vie, et en plus vous êtes plus présents le lundi que le vendredi (donc tout le monde est content :) ... Je crois?)

 

Et puis, c'est quoi cette manie de mes personnages a changer de noms tout le temps, hein ? Comment vous voulez que je m'y retrouves, moi ! T.T

Roxanne et Irene se ressemble beaucoup, c'est tellement flagrant que franchement, pas si maline que ça, la petite Irene, hein... (Mais je suis contente, je garde les yeux violets dans le legacy <3 )

 

Allez, à lundi dans deux semaines :D ;)