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Le mariage se fit dans le désert, où nous avions planté un grand barnum. Plus qu'un mariage, il s'agissait d'une grande fête où la plus grande partie de nos invités étaient nos ami-e-s.

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J'étais enceinte, j'avais du arrêter de prendre mes médicaments pour ne pas mettre en danger l'enfant. Il me fallait donc faire attention à ne pas faire trop d'efforts pour ne pas être essoufflée, mais la soirée se passait à merveille et mes invités viennent me voir les uns après les autres, de peur que je ne m'ennuie de ne pas pouvoir danser, sûrement !

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Marissa et Roxanne sont toutes les deux là. 

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Elles commencent à s'entendre vraiment bien, pour mon plus grand plaisir. Du coin de l’œil, j'observe Cam's s'occuper de Max comme personne. A vrai dire, si j'ai gagné une certaine confiance avec elle, Max reste plus proche de son père et de son oncle que de moi. Et le plus étrange est que cela me convient, c'est un équilibre que nous avons et la petite s'épanouïe ainsi.

Suite à nos fiançailles, j'ai beaucoup pensé à la relation de ma tante Charlotte et de Miles, sont ex mari avec lequel elle a continué de vivre si longtemps, et avec lequel elle a fait des enfants, même sans être ensemble. La relation que j'ai avec Lorick est très similaire, en réalité, si ce n'est sur nos conceptions du mariage (Chach et Miles ont divorcés, alors que Lorick et moi nous marions).

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J'attends d'ailleurs un nouvel enfant. J'appréhendais beaucoup cette grossesse, mais cette fois ci, c'était désiré. Sans être paradisiaque, ça à été beaucoup plus facile. Les trois premiers mois ont été durs, tout me rappelait l'époque où j'étais enceinte de Max, mais j'ai finit par apprécier la situation, d'une manière ou d'une autre. Cet enfant, c'est différent. Cet enfant, je l'aurais voulu, je l'aurais aimé dès le départ. Je serais vraiment sa mère et j'en serais fière.

Et je crois que j'espère que cet enfant devienne un nouveau lien entre Max et moi, même si je sais que j'aurais toujours une relation de belle-mère plus que de mère, avec elle.

 


 

 

Il ne me fallut que 6 mois de grossesse pour sentir que le manque de médication était une vraie menace sur ma vie. Sans efforts particuliers, j'avais du être interné à l'hôpital afin d'y être correctement oxygénée, à défaut de pouvoir me procurer les soins dont j'avais besoins.

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Il y eut une très longue et difficile semaine où Lorick et moi discutions de la possibilité que je sois forcée de prendre les médicaments, afin de me sauver, ce qui risquerait fortement de tuer l'enfant, ou à défaut de lui provoquer des déformations. J'avais exclu cette idée, mais Lorick était prêt à prendre le risque pour ne pas me mettre en danger.

Après deux semaines sous oxygénation constante, enfermée dans une chambre stérile, mon état s'était amélioré.

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-Des recherches ont été relancés sur votre maladie. Vous êtes de plus en plus nombreux, nous craignons que ce ne soit héréditaire.

 

Les médecins m'annonçaient toujours les choses de but en blanc. J'acquiesçais, ne sachant que répondre.

 

-Ce dont vous souffrez à été baptisé le syndrome de Morwick. Mais ne vous inquiétez pas, grâce aux médicaments et aux aides respiratoires, c'est parfaitement vivable.

-« vivable ».

 

Je me moquais de ce mot que les gens valides (j'avais arrêté de me considérer comme valide) utilisaient pour décrire quelqu'un qui souffre d'une maladie mortelle dont on stop l'évolution. « Vivable » indiquait un état de survie. Pas que ma vie serait comme avant. Alors qu'iels allaient repartir, je les rappelais.

 

-Pourquoi « Morwick » ?

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La plus jeune des médecins fit une grimace avant de me répondre. Elle aurait préféré ne pas en parler.

 

-Adam Morwick était un patient atteint de la même pathologie que vous.

-Et il est mort.

-Il a succombé d'une crise avant d'avoir pu atteindre l'hôpital. Mais vous avez été prise à temps. C'est différent, pour vous.

 

Je soupirais, et leur fit signe qu'iels pouvaient partir. Je n'avais pas peur, je n'étais pas triste. J'avais toujours su, quelque part, que je ne ferais pas de vieux os.

 


 

 

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Alix avait six mois, et ne réagissait pas à son prénom. Je le regardais, inquiète. Pourquoi mon enfant ne se retournait-il pas quand je l'appelais ?

 

-Il faut qu'il voit un médecin.

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Lorick se tourna vers nous, un poil inquiété.

 

-Pourquoi ?

-Appelle-le !

 

Il hésita.

 

-Alix. Alix, il est où, papa ?

 

le petit ne bougea pas un pouce vers son père. Je le pris dans mes bras, le serrant contre moi. J'avais du reprendre les médicaments un peu avant mon accouchement, qui avait été déclenché prématurément, afin d'éviter les risques. Alix était né en pleine santé et avait hurlé comme un bébé devait le faire. J'avais très vite récupéré, et j'avais quitté l'hôpital sans aide respiratoire et sans fauteuil. Ce fut ma plus grande victoire. Mais je me demandais s'il n'aurait pas mieux valu pour mon enfant que je n'ai pas reprit les médicaments et que j'ai été plus longue à récupérer.

 

Le médecin fut formel. Alix était sourd. Pas totalement, il pouvait entendre des bruits très forts (un avion, une voiture, une porte qui claque, même de la musique, plus ou moins), mais jamais il n'entendrait nos voix. En un sens, alors que Lorick tombait des nues, je fus rassurée. Mon enfant allait bien, il n'étais pas handicapé mental, ni moteur, ni difforme. « Juste » sourd. Bien sûr, personne ne veut de ça pour son enfant, mais finalement, c'était sûrement mieux que les cents milles scénarios que j'avais élaborée.

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Lorick s'employa à expliquer à Maxime ce qu'avait son petit frère, et d'une certaine façon, elle se mit en devoir de protéger le petit. Iels s'entendaient à merveille. D'une certaine manière, une communication s'est faite entre elleux.

 


 

 

Et puis je suis à nouveau tombée enceinte. Nous avions beaucoup réfléchit avant : Est-ce que mon état le permettrait ? Les médecins et moi pensions que j'allais même mieux qu'avant d'être enceinte de Alix. J'étais plus solide, j'avais moins besoins des médicaments. Et puis je ne prenais aucun risque : J'avais ma bouteille d'oxygène et mon fauteuil à la maison. A la moindre faiblesse, je savais qu'il ne fallait pas prendre de risque.

 

De fait, cette grossesse se passa encore mieux que les deux précédentes. J'avais quitté mon travail de libraire et me réservait à l'écriture et à ma famille.

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Je sortais peu, me reposait beaucoup et prenait soin de mes enfants. Avec Alix, nous avions commencé à apprendre la langue des signes, bien que nous avions vite compris que Maxime était entièrement capable de se faire comprendre par son frère, et l'inverse était aussi vrai. J'avais aussi prit l'habitude, une fois dans le mois, de sortir se promener avec Sunny, Octavie et Laura.

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Cette fois-ci, sur ma demande, nous étions allés voir le coucher de soleil dans le désert. C'était peut être mon endroit préféré dans ce monde, cette étendue de sable. J'espérais bien que Max et Alix apprécient autant le lieux que moi. Ce fut alors que la nuit était tombée et que nous étions toujours en train de discuter sur le sable chaud, où les enfants construisaient des châteaux et des édifices, que je sentis les premières contractions. Laura, seule du groupe à part moi à avoir une voiture m'emmena à l'hôpital. Octavie se chargea de prévenir Lorick alors que Sunny s'occupait des enfants.

 


 

 

Le lendemain, elle emmena les petits à la rencontre de leur petit frere. D'un accord commun entre Lorick, Max et moi ( Alix était un peu jeune, mais nous lui avions demandé quand même si le nom choisi lui plaisait), nous avons appelé le dernier Yael.

Le retour à la maison était plus compliqué que les deux fois précédentes.

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J'avais 3 enfants et mon corps, déjà malade, était mis à rude épreuve. Je me déplaçait à présent majoritairement en fauteuil, dans la maison, et je suivais des exercices supposés renforcer mon corps.

 


 

 

Petit à petit, les choses reprirent un rythme à peu près normal.

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Maxime fit sa rentrée à l'école et Alix se sentait seul, séparé de la présence constante de sa sœur. Par la force des choses, il commença à apprendre la langue des signes avec nous.

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Trop fatiguée pour rester debout toute la journée, je me consacrais pour beaucoup à mes livres et à prendre soin de mes deux petits. Alix se montrait très curieux avec Yael, et la réciproque semblait tout aussi vraie.

Maxime, quant à elle, passa beaucoup de temps avec Lorick. Ce dernier avait eut l'idée de l'emmener pêcher, et elle avait adoré.

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Le week end, il emmenait nos enfants se promener, ou alors il prenait les deux plus grand-e pour faire une virée piscine ou cinéma. De mon côté, je prenais ce temps là pour m'offrir le sommeil auquel l'on n'a plus droit lorsque qu'on vit avec 3 petites furies.

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C'est pendant l'une de ces siestes que je reçu un appel.

 

-Allô ?

-Irene ?

 

Je me figeais. J'aurais reconnu sa voix entre mille.

 

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-Papa ?

 

A ma plus grande surprise, je n'étais pas contrariée par cet appel. En réalité, j'en étais même heureuse. J'avais seize ans, la dernière fois que je lui avais parlé... C'était dix ans plus tôt...

 

-Je suis si heureux de t'entendre, Irene ! Tu m'as manqué, ma puce.

 

Je marquais un blanc. J'avais bien passé l'âge d'être appelée ma puce, mais cela me réchauffait le cœur.

 

-Tu m'appelles de la prison.

-Je suis sorti. Aujourd'hui... J'ai purgé ma peine. J'ai payé pour t'avoir emmené avec moi.

-Et pour le reste.

-Et pour le reste. Oui. Est-ce que tu penses qu'on pourrait se voir ? Je veux dire... Je sais que tu es sûrement occupée. J'ai appris, pour ton métier. Et j'ai entendu dire que tu avais des enfants. Une fille et un garçon, c'est ça ? Félicitation. J'aurais voulu être là.

-Une fille et deux garçons. Et Roxanne aurait voulu être là le jour de mes un an, aussi, je suppose.

-Irene...

-Je sais. Ce qui est fait est fait. Mais je veux que tu saches que je n'oublie pas. Jamais. Et que tu ne blessera jamais plus qui que ce soit. Surtout si ça doit blesser ma famille. Jure que tu tiendras parole !

 

Il s'exécuta sans hésiter.

 

-Je te le jure. Je te promets, je ferais attention à toi. A vous. Toi et tes enfants, vous êtes ma famille ! Je veux juste... Juste vous connaître.

 

Il me paraissait ému. Et vieilli. Sa voix tremblotait. Je fis un rapide calcul. Il avait bien passé les soixante ans, aujourd'hui puisqu'il avait trente et quelques années quand je suis née. Il devait avoir les cheveux gris, à présent.

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-Je veux bien te voir, papa. Toi aussi, tu m'as manqué.

 

A peine avais-je raccroché qu'un nouveau coup de fil m'interrompis. C'était l'école.

 

-Madame Gacyle ?

-Oui ?

-C'est au sujet de Maxime. Elle est prise par un asthme fort ! A-t-elle un inhalateur ?

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Mes yeux semblèrent sortir de leur orbite. La femme avec laquelle je parlais ne se rendait juste pas compte. J'hurlais :

 

-ENVOYEZ LA A L'HOPITAL ! MAINTENANT !

 



 

Ellipses, je vous aime <3

bref, je ne pouvais pas vous quitter comme ça sans vous proposer quelques photos du marriage et des enfants, n'est-ce pas? 

 

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Ce furent des échange de voeux larmoyant qu'ils se firent!

 

Ensuite, je vous l'admets, Irene a dansé! (Beaucoup, en fait!) Et Lorick, aussi, avec sa meilleure amie de toujours, Octavie!

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Screenshot-122(beaucoup trop de blond.es sur cette photo!

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Maxime et Alix ont grandis

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Et Yael est né!

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Bref, j'ai fait passer beaucoup de temps assez vite parce que je veux passer à la G9, elle est là elle n'attend que moi!!!! 

Ps: Pas encore choisi d'héritier.e... Vous pouvez toujours faire vos votes, on sait jamais! Même s'ils sont encore tous petits!