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La décision que nous avons prise me fait me sentir anxieuse. Cependant, je me sens soulagée d'avoir enfin pris une décision. Ce matin, j'ai compris qu'aucune des réponses que j'avais n'était bonne, et qu'aucune n'était mauvaise. Il y a juste nous, deux jeunes adultes qui veulent faire de leur mieux. Et même si on fonce droit dans le mur, il va falloir s'accrocher et tenter de sauver les meubles ! Le jour après avoir pris ma décision, Lorick et moi avons parlé. Nous avons considéré plus simple de prétendre être un couple, ne serait-ce que pour expliquer la suite des événements à nos amis et à ma famille (Ça fait longtemps que Lorick ne s’embarrasse plus de la sienne). Nous avons décidé d'annoncer d'abord notre « couple », de laisser un peu de temps, puis de parler petit à petit, au feeling, du Parasite (Lorick à cillé la première fois que je l'ai appelé-e comme ça. Mais il a étrangement adopté le surnom). En revanche, pour ma famille, on a décidé d'en parler à tous à la fois, histoire d'écourter un peu la torture que c'est pour moi.

 

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Avant de parler du couple à nos ami-e-s, nous voulions en parler avec Sunny. Je l'ai invitée à la maison, et Lorick et moi avons tenté d'emmener les choses aussi calmement que possible. Mais Sunny reste Sunny, et comme on s'y attendait, elle est partie, excédée et blessée dans son ego, en pleine discussion. Je me sentais terriblement mal, et c'est toujours le cas.

 


 

 

Je viens de passer les 3 mois de grossesse. Dans la voiture pour Bridgeport, je tente de cacher mon désarroi du regard de Marissa, assise au volant, qui ne peut s'empêcher de s'exclamer à quel point elle était sûre qu'on finirai ensemble, et qu'elle en est heureuse. Si elle savait... Je me contente de regarder par la fenêtre le paysage qui se transforme alors qu'on se rapproche de la côte. On parvient à distinguer les premiers immeubles de Bridgeport, au loin. La première fois que j'ai eu cette vue sous mes yeux remonte à si loin maintenant! Et tout est tellement différent... Est-ce que ma fugue n'a finalement pas rendue ma vie plus compliquée, moins agréable? Que je regrette l'époque où papa et moi vivions tranquillement, l'époque où j'étais ignorante...

Nous entrons dans la cour de la Rhéa. Ce lieu me rend toujours nostalgique et heureuse, puisqu'il abrite le souvenir de mes grands-mères. Après la mort de Mamie-lah, c'est ma mère qui a hérité de la maison. Elle et Camus s'y sont installé-e-s, quittant leur petit appartement. Maman avait trouvé un travail de professeure de danse. Le salaire n'étant pas tout à fait assez élevé pour entretenir la maison comme c'était le cas à l'époque de mes grands-mères, les pierres extérieurs se sont quelque peu noircies, et Roxanne doit passer un temps assez important à entretenir l'intérieur, chaque jour. Elle est d'ailleurs sur le perron alors que nous y arrivons. Elle me prend dans ses bras. Elle semble si heureuse de me voir, je me sens presque coupable de venir avec mes problèmes. Elle salue aussi Lorick, un peu surprise de le voir venir ici. Elle le connaissait déjà des visites qu'elle me rendait, lorsque j'étais encore au foyer. Je lui ai souvent parlé de lui. Elle va se dire comme Marissa qu'elle est contente de notre couple ! Je fulmine intérieurement.

Je m'assoie dans le salon. Cette situation m'est insupportable, alors je n'attends pas que tout le monde s'installe. Sans rien amener, j'annonce à voix forte :

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-Je suis enceinte.

 

Un blanc se crée. Je ne regarde personne, mais je vois du coin de l’œil Lorick s’asseoir, évitant aussi les regards. 

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Je tente de rompre le blanc, un peu maladroitement.

 

-C'est Lorick, le père.

 

Roxanne se rapproche, alors que Marissa garde le silence.

 

-Je vois bien que tu n'es pas contente...

 

Bien sûr que je ne suis pas contente ! J'ignore la question.

 

-On a décidé de le garder. On va s'installer chez moi.

 

Marissa et Roxanne échangent un regard. Lorick a changé de couleur et il garde le silence. Camus, dans son coin, se contente d'observer la scène. Marissa vient poser sa main sur la mienne.

 

-Tu sais que si tu as besoins d'aide, on es là, hein ?

 

J'acquiesce. C'est ma mère qui reprends.

 

-Et ça va aller avec ton asthme ?

-C'est pas de l'asthme, Roxanne . Mais je vais me faire suivre par un médecin.

 

Elle acquiesce, rassurée.

 

-Je serais contente d'être grand mère.

 

Je ne sais pas comment la regarder autrement que sèchement à ce moment là. Je me lève et vais m'enfermer dans la chambre qu'occupaient mes grands-mères. Bientôt j'entends toquer à ma porte.

 

-Entre.

 

Je suis persuadée que c'est Lorick, mais Camus s'approche de moi.

 

-Tu vas bien ?

 

M'asseyant sur le lit, je lui fais un semi-sourire.

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-Je sais pas, Cam's... Je sais pas quoi te dire.

-C'est pas la fin du monde, tu sais ?

 

Je considère un instant sa remarque.

 

-Tu veux vraiment le garder ?

 

Je sens les larmes monter, mais j'essaye d'être forte.

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-J'ai pas été capable d'avorter, mais crois moi, c'est ce que je voulais ! Et j'ai vécu en foyer, on ne peut pas y grandir, c'est pas un futur qu'on peut donner à un-e enfant. Crois moi. Et puis...

 

Je me ravise et secoue la tête.

 

-Et puis, tu ne veux pas qu'on questionne ton choix... Parce que tu y es déjà attachée.

-NON !

 

J'ai rugis d'une telle force que Camus semble tout honteux.

 

-Excuse moi, Irene. Je pensais que c'était ce que tu voulais dire.

-Je voulais dire « et puis Lorick veut s'en occuper et je n'ai pas le droit de le séparer de son enfant ».

-De là à emménager ensemble ?

 

Je le regarde dans le blanc de l’œil, comme s'il venait de trouver la vérité ultime.

 

-T'as raison. Je sais pas ce que je fais... Mais je sais pas ce que je ferais seule non plus...

-Je peux juste te demander un truc... Si tu veux toujours le ou la voir quand iel sera né-e, et que tu as besoins de le/la faire garder... Demande moi s'il te plaît. On demande toujours aux filles de garder les bébés, mais j'adorerais m'occuper d'un petit bout de chou ! Surtout si je dois être son oncle !

 

Je me blottis contre mon demi-frère.

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-Bien sûr, Cam's... Quand tu veux.

 


 

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Mon ventre est devenu douloureux et je n'ai plus de nausées. Cela fait quatre mois que je sais porter le Parasite en moi. Lorick me parle de prénoms, mais je n'y suis pas attentive. Qu'il choisisse par lui même, ce sera mieux ainsi. Je ne veux pas donner de nom à cette entité.

 


 

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Aujourd'hui, on m'a cédé une place dans le bus. Je l'ai refusée. Je ne suis pas handicapée. En baissant les yeux, j'ai vu à quel point la rondeur de mon ventre était visible. Laura adore que je la laisse toucher mon ventre. Elle dit qu'elle peut presque sentir le bébé bouger. Ca m'étonnerait, là dedans, c'est toujours aussi calme.

 


 

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J'ai senti un coup, en pleine nuit. Ca m'a réveillée. Dans mon rêve, j'étais avec mes ami-e-s à la plage, en plein été. C'était génial, on buvait une bière et on jouait au volley. J'ai envie de pleurer. Je me lève et vais dans la cuisine. Au fond, une bière en neuf mois, c'est pas si grave, si ? Je décapsule la bouteille.

 


 

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J'ai fini par accepter la présence de Lorick dans ma maison tous les jours. Je n'ai pas vraiment le choix, je ne suis même plus capable de passer l'aspirateur sans faire de crises. La dernière m'a conduite à l'hôpital. A présent, je suis forcée de m'arrêter à mon travail et suis supposée être alitée le plus claire de mon temps. Si les médecins savaient ce que j'en ai à faire, de leurs recommandations...

 


 

J'ai eut ma première contraction. Fausse alerte, mais ça m'a pliée en deux. Bordel, je suis incapable de supporter ça !

 


 

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Je vais accoucher, c'est un enfer. Lorick est tout penaud, inutile à côté de moi dans le couloir de l'hôpital. Plus la douleur est aigu, plus ma respiration est courte. Je crois que je vais mourir. J'entre en salle de travail, mais ma respiration se bloque. Je me surprends à espérer ne pas me réveiller. Pitié, faites ce cadeau à Lorick, qu'il ait son enfant sans les problèmes que je lui pose. Je m’évanouis.

 


 

Le pire s'est produit. Je me réveille aux côtés d'un petit monstre. 

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Je m'écroule en larme. C'est à ce moment là que Lorick entre. Je lui implore de faire partir le bébé. Par pitié. Je ne peux pas supporter cette vue. Pitié Lorick. Prends soin du bébé sans moi.

 


 

Je me réveille. Il est dix heures. Mes nuits semblent devenir plus régulières. Je n'ai presque plus besoins du tube d'oxygène planté en permanence dans mon nez. Après plus d'une semaine à récupérer, il semble que je sois en train de me remettre sur pied. Lorick est venu me voir. Sans l'enfant. 

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J'étais tellement heureuse de le voir sans avoir le poids de ma grossesse ! Nous avons discuté comme de vieux amis, comme avant ! Ca m'avait tant manqué. Alors que nous nous quittions, il m'apprit que j'allais avoir le droit de quitter l'hôpital bientôt.

 


 

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Je finis par rentrer. Tout est si différent : Il y a un berceau dans la salle de vie, et des jeux d'enfants partout. Marissa qui m'accompagne porte ma valise jusque ma chambre. Lorick est venu nous accueillir. Dans le berceau se trouve le bébé. Je le regarde, assise sur le canapé.

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Lorick et Marissa me parlent, mais à quoi bon les écouter ? Mon monde s'est écroulé.

 


 

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J'écris beaucoup. Je n'ai jamais écrit autant. Des textes variés, autant dans la forme que dans le fond. Certains pour me purger, d'autres pour m'évader. Des poèmes, des nouvelles, des courtes pièces de théâtres... Rien de trop long, je n'arrive pas à être assez concentrée pour des textes longs. Lorick et Marissa s'occupent très bien du bébé.

 


 

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Personne n'est à la maison. Juste le bébé et moi, et il pleure plus que d'habitude ! Qu'est-ce que je dois faire ? Je le regarde, du haut de son berceau. Elle s'appelle Maxime. Lorick a choisi son nom. C'est jolie. Je regarde le bébé hurler, indifférente à ce déferlement sonore qui pourtant envahi mes tympans. Je soulève finalement la petite pour sentir sa couche. Rien à signaler de ce côté là, ça à l'air normal... Enfin, je crois. Alors quoi ? Tu as faim ? Oui, ça doit être là. L'enfant pleure moins et sa grosse tête semble rouler contre mes bras et mon corps, à la recherche d'un truc à téter. J'en manque de la laisser tomber.

Je la repose en vitesse dans le lit et me dirige vers la cuisine. Il doit bien y avoir du lait quelque part ! Je trouve un biberon que je pose sur le comptoir. J'espère qu'il a déjà été désinfecté parce que je ne sais pas faire, et puis au pire, elle aura de bonnes défenses immunitaires ! Je fouilles tous les placards, rien. Les cris du bébé redoublent et je n'ai rien pour le calmer. J'ai envie de hurler. Un ultime cri et j'exulte :

 

-C'EST BON ! JE FAIS CE QUE JE PEUX !

 

Je pleurs, j'essuie mes joues en vitesse et recommence mes recherches. J'abandonne les placard et ouvre le frigo. Une brique de lait de vache trône fièrement au milieu de son étage, dans la porte. Je suis prise d'un doute et me dirige vers mon ordinateur pour lancer une recherche. Seigneur, le lait de vache, c'est pas conseillé... Il fait du lait maternel premier âge. Je m'enfonce dans mon siège alors que le bébé hurle à nouveau. Des larmes coulent sur mes joues. Machinalement, je baisse les yeux vers mon tee-shirt. C'est donc à ça que je suis rendue ? Pour avoir la paix je dois devenir une vache à lait sans émotion ? Pourquoi est-ce que Lorick et Marissa n'ont pas gardé-e-s l'enfant ? De quel droit me force-t-il à assumer sa présence ? Sur mon téléphone, je compose le numéro de Lorick. Je tombe de suite sur le répondeur. Je raccroche et regarde l'heure. Il doit travailler... Mais où est Marissa ? J'appelle son contact et j'écoute désespérée la tonalité.

 

-Allô ?

 

Je sursaute !

 

-Marissa ! Elle pleure ! Elle à faim ! Je fais quoi ?

 

J'entends Marissa jurer au bout du téléphone.

 

-Je fais les courses, mais je ne serais pas à la maison avant une demi heure ! Je suis sûre que tu es capable de gérer la situation ! C'est juste un bébé, Irene. C'est juste ton bébé.

 

Je me sens poignardée par cette remarque. Pleurant de plus belle, je murmure de façon inaudible :

 

-C'est PAS mon bébé.

 

Puis je raccroche. L'enfant hurle encore et toujours et plus il hurle, plus je pleure avec lui.

 

-Okey ! Okey ! Tu as gagné ! Ça suffit ! ARRETE !

 

Je l'attrape et soulève mon tee-shirt, enfournant la tête du bébé à l'intérieur. Comme je le suppose, elle trouve son chemin de manière très intuitive. Je m'assoie au bord de ma chaise de bureau, pleurant toujours à chaudes larmes. 

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J'ai envie de vomir, mon propre corps me dégoûte. Le fait que cette enfant se l'approprie m’écœure encore plus. Le temps est long avant que le Parasite ne se décroche enfin de mon sein. Je la pose dans son lit et vais m'effondrer dans le mien, tentant au mieux de cacher de ma vue celle qui ne fait que s'y imposer.

 


 

 

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J'ai repris le travail, à mon plus grand bonheur. Le temps passé à la librairie est plus que salvateur. Je m'y sens bien. J'ai même arrêté de prendre des médicaments quand j'y suis. Je sais que mes amies sont venues rencontrer le bébé pendant que je travaillais. Je n'ai pas voulu les voir. Il y avait Laura, Octavie et Sunny, même la petite Sunny était venue. Elle était sûrement moins fâchée contre nous.

 


 

Je viens de rentrer à la maison, Lorick a dû partir en vitesse et me laisser à nouveau seule avec le Parasite. Je jettes un œil angoissé vers le berceau puis vers mon sac à main. Je choppe mes comprimés et en avale deux en vitesse. J'entends le bébé faire de petits bruits. Qu'est-ce qui se passe ? Je me penche sur le berceau. 

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Je l'observe se contorsionner pour attraper ce qui l'entoure. Est-ce qu'elle joue ? Je la vois me regarder et repartir de ses gazouillis et mes yeux se couvrent de larmes. Pourquoi tu me regardes joyeusement, petite chose ? Pourquoi tu sembles heureux de me voir ? Pourquoi tu m'aimes alors que tu me dégoûtes ? Je m'assoie dos contre le berceau.

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J'entends toujours l'enfant, mais au moins je ne le vois plus. J'essuie mes larmes alors que je sens une main à travers le tissu, dans mon dos. Je me lève en vitesse et cours me réfugier dans ma chambre, que je ferme à clef.

 


 

Je me réveille la nuit. Rien de nouveau, mais cette fois ci, je me suis levée. J'ai senti mes poumons serré alors j'ai repris un médicament et je suis sortie sur la terrasse.

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Les étoiles étaient à peine voilées par la lumière de la lune et se reflétaient sur le lac. La nuit était chaude et la fenêtre du salon était entrouverte. C'est là que dormaient Lorick et Maxime, a mon grand damne. Je m'en voulais toujours d'avoir voulu qu'on reste ensemble, lui, le Parasite et moi. D'ailleurs j'entendais la petite chose râler. J'entrais dans le salon par la fenêtre et m'approchais de l'enfant.

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 Lorick dormait dans le canapé, un biberon vide abandonné à ses côtés, comme s'il était tombé de fatigue.

 

 

-Chhhut... Fais pas de bruit, Lorick fais dodo !

 

La petite m'observait de ses grands yeux. A quel moment était-elle devenue si grande ? Elle tend les bras vers moi et je la prends assez spontanément. 

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Sans un mot, je l'emmènes s’asseoir sur les canapé de la terrasse. Sans un mot et sans une tendresse, j'observe l'enfant. Je crois que je réalise à peine qu'elle est là et que je vais devoir faire avec.

 

-Maxime, est-ce que tu comprends vraiment ce qu'on te dit ?

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L'enfant se trémousse vaguement, les yeux ensommeillés.

 

-Je suis pas la maman idéale, hein ? Je ne t'aime pas assez... Voir pas du tout.

 

Je me mords l'intérieur de la lèvre.

 

-Tu m'en as fait voir de toutes les couleurs, sauf que je t'ai tenue pour responsable et que j'ai eut tord. Alors voilà. Toi, tu es là bien malgré toi, et bien malgré moi, mais tu es là. Un jour, quand tu sauras parler, tu pourras me raconter toute ta colère.

 

J'acquiesce, comme en réponse à moi même.

 

-Parce que tu seras en colère. Et c'est normal. Tu as un papa formidable, mais celle qui devrait être ta maman ne s'est jamais occupée de toi. Finalement, on aura ça en commun. Et on aura Marissa aussi.

 

Je marque une pause et observe l'étang.

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-Moi je ne serais jamais une bonne maman pour toi. Parce que je t'ai reniée dès le début. Et que même maintenant, tu m'es imposée. J'ai jamais eut envie de toi, et j'en suis désolée.

 

Le Parasite s'est presque endormie sur mes genoux. Je secoue la tête à cette pensée.

 

-Je peux faire un premier pas vers toi en te promettant d'arrêter de t'appeler le « Parasite », ça te va ? Et je sais pas ce dont je serais capable après, mais c'est déjà un début.

 

Sa respiration est régulière, elle dort.

 

-Et au fond, j'espère de tout mon cœur que tu n'auras aucune compréhension de tout ce que je t'ai dis ce soir. Ce n'est pas parce que je ne t'« aime » pas que je te veux du mal, bien au contraire.

 

Mes yeux aussi sont lourds, alors je pose ma tête au dessus de la sienne.

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-Me demande pas la lune, mais je vais au moins essayer d'apprendre à te connaître. Pour Lorick et pour toi.

 

***

 

Je me suis endormie lorsque je sens Lorick s'asseoir à côté de nous et poser sa main sur la mienne. J'échange un regard avec lui. Il paraît soulagé, alors je fais « non » de la tête, des larmes pleins les yeux.

 

-Je sais que je devrais l'aimer, que ça devrait être naturel. Mais c'est pas le cas. Je suis tellement désolée, Lorick.

 

Il pose sa tête sur mon épaule.

 

-Je sais, Irene. Je vais pas te dire que c'est pas grave, parce que ça le sera pour elle, mais je ne peux pas t'en vouloir. -Il marque une pause, puis reprend, hésitant- Si tu veux, on s'en va ?

 

Il m'aurait dit ça six heures plus tôt que je l'aurais même aidé à faire ses valises. A l'heure qu'il est, je le regarde juste, sans savoir quoi dire. Je m'entends lui répondre :

 

-On verra plus tard.

 

Puis je me lève et lui dépose l'enfant dans les bras, avant de rejoindre mon lit.

 


 


 

J'ai beaucoup hésité à appeler ce chapitre "Ain't your mama", mais bon, pas le bon mood x) Du coup j'ai opté pour une référence à une des musiques que j'écoute le plus en ce moment: Running up that Hill de Kate Bush! (DISCLAMER: c'est pas tout jeune... d'ailleurs en ce moment j'ai ma playlist vieux sons: Eleanor Rigby, Petite Marie, Boys don't cry, Heroes, Black Betty... Va kiffer stp... Que je sois pas la seule! )

 

SINON, ON EN DIT QUOI DE LA RESSEMBLANCE IRENE/ROXANNE? IL EST OU LE PATRIMOINE GENETIQUE REGAN? EN PRISON AVEC ESTEBAN?

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Bref, dans les deux prochaines semaines je cumule stages et exams, donc il y a moyen que je galère à publier le prochain chapitre, mais ça se tente quand même! We shall see!

 

Et puis j'ai aussi une petite recherche qui n'aboutie pas... Est-ce que vous avez trouvé sur les sims 3 un masque ou un tube à oxygène? Pas moyen de trouver ça... 

Bonne semaine à toi, adorable lecteur-rice!