DEP:(Oui, je me suis dit qu'un petit rappel ne ferait pas de mal:)

Irene est tombé sur des papiers confidentiels de son père, révélant ses activités et lui apprenant qu'elle avait été enlevée à la naissance. Elle fuit alors dans la nuit en direction de Bridgeport dans l'espoir d'y trouver sa mère (ignorant que celle-ci est alors sur ses traces). Dans son voyage, elle réalise qu'elle n'a pas de passeport et ne peut donc pas passer légalement la frontière. Elle décide donc de traverser à pied, de nuit.

 



 

 

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A 3h30, j'étais dehors et je marchais en suivant ma boussole. Je ne prenais pas le risque d'allumer de lumière, donc je ne pouvais pas utiliser ma carte, mais la lumière de la lune était suffisante pour pouvoir observer l'aiguille de la boussole. 

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J'avais mémorisé quelques passages qu'il fallait à tout prix que je trouve pour ne pas me perdre, et même si j'avais peur, j'étais assez confiante. Le temps s'était rafraîchit, ici, il faisait même plutôt froid, en comparaison avec mon désert originel. Je n'avais pas particulièrement prévu de quoi me couvrir, alors je marchais en pensant que cela me réchauffera. En soit, ce fut le cas. En une demi-heure de marche, je ne craignais plus même le léger vent nocturne. Je longeais des collines, tentant d'éviter de les monter, ce qui me fatiguerait et me ralentirais. Au bout de deux heures, le paysage ce fit un peu plus plat, et plus vert. Je savais que j'avais passé la frontière, car celle-ci se trouvais en plein dans les collines que je quittais. 

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Il était six heures du matin, le jour se levait. Encore me fallait-il rejoindre la ville que j'avais repéré. « Sunset Valley », un nom qui était si connu alors que la ville était si petite. A présent, je devais probablement suivre le Sud-Ouest, pour la trouver. C'est ce que je fis, mais la marche me parut bien longue. Au bout d'une heure, je commençais à envisager que je m'étais perdue. Dans tout les cas, je décidais de garder le cap, il me fallait trouver une route, une ville, un hameau, n'importe quoi qui me permettrait de me repérer. Le soleil brillait et le vent était froid lorsque je vis enfin le toit des habitation rouges. Je ne m'étais pas perdue, Sunset Valley s'étendait sous mes yeux.

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Soulagée, mais affamée, je décidais qu'une pause petit déjeuner s'exigeait. Je m'installa à la terrasse d''un café et commandait le gâteau dont la photo me fit le plus envie. 

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J'appréciais cette pause dûment méritée en prenant mon temps. Je savais que ce pays et le mien avions la langue en commun, mais je fus cependant étonnée que l'accent ici soit si proche de celui que je connaissais. Peut-être était-ce parce qu'il s'agissait d'une ville limitrophe. Plus tard, j'apprendrais que la famille de ma mère était originaire d'ici, il y a très longtemps.

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Je rejoignis la gare à dix heures, après avoir un peu visité la ville. Je ne comptais pas faire de tourisme, mais je ne savais pas comment trouver la gare, alors j'avais marché au hasard des rues. Je montais dans le premier train à direction de Bridgeport. Je m'endormis à nouveau dans le train, mais fut vite réveillée par des cris de jeux d'enfants, dans le wagon. Ils étaient plus jeunes que moi et jouaient à la console, ensemble. Je mourrais d'envie de savoir à quoi ils jouaient, mais j'étais terrifiée à l'idée qu'on me pose des questions.

Le train arriva à 17 heures et quelques. Le soleil brillait mais était caché derrière les tours, et il faisait encore plus froid ici. 

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Je m'immobilisais en sortant de la gare, me faisant bousculer par des voyageurs plus pressés que moi. Bordel, c'était tellement plus grand que Starlight Shores ! J'étais supposée aller où, à présent ? Le froid me saisissait autant que la panique. 

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J'avais peur du monde qui circulait autour de moi, je n'arrivais pas à avancer, sans cesse bousculée par des gens faisant le double de ma tailler. J'ignorais où j'allais, tentant en vain de lutter contre le courant. Je voulais voir au loin si je pouvais me repérer, mais si mon regard n'était pas bloqué par les adultes, ils l'étaient par les grattes-ciels, nombreux et anonymes. 

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Mes yeux s'emplissaient de larmes alors que je tentais de m'extraire de la foule. Une fois contre un mur, je le longeai, le contournai et trouvai du réconfort dans l'une des entrées de l'immeuble. 

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J'étais terrorisée, comment allais-je pouvoir trouver quoi que ce soit dans ce monde ? Mes larmes coulèrent le long de mes joues sans que personne ne les remarque. Il y avait du monde, et pourtant, je ne m'étais jamais sentie si seule. Petit à petit, les foules se dissipèrent et les rues devinrent moins animée. Je repris mon calme.

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 J'étais arrivée en plein durant une heure de trafic, tout aller s'arranger maintenant, je pourrais retrouver mon chemin. Adossée à l'entrée du hall, je me demandais toujours ce que j'étais supposée faire. Je fouillais mon sac à la recherche du journal. Il était là, il donnait le nom de l'hôpital dans lequel j'étais née. J'avais trois possibilités : Je pouvais poser des questions aux gens, priant pour tomber sur les quelques personnes qui sauraient m'orienter vers ma mère, mais il me faudrait être terriblement chanceuse. Je pouvais aussi trouver l'hôpital, ils devaient avoir des rapports de ce qu'il s'était passé à ma naissance. Ou enfin, je pouvais présenter ma pièce d'identité à la mairie, ainsi que mon livret de famille, espérer qu'il me donne des réponses sans me demander ce que je faisais seule dans un pays qui n'est pas le miens.

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La première option était trop hasardeuse, la dernière était trop dangereuse, je choisis donc de trouver l'hôpital. Le journal mentionnait que c'était l'hôpital principal de la ville, un coup de chance pour moi, car les panneaux routiers l'indiqueraient par défaut, où que je sois. 

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Je marchais donc un long moment, suivant les panneaux de circulation et prenant sur moi pour ne pas paniquer. J'avais pourtant toujours aussi peur de cette ville. Je parvins à accéder à l'accueil de l'hôpital, où le soleil couchant tapait sur les vitres et se répercutait sur l'espace bien trop blanc. 

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On me fit comprendre que l'on ne pouvait rien pour moi, qu'ils n'avaient aucune information et que je leur faisait perdre leur temps. Je tentais d'argumenter en vain, et ils finirent par me dire la même chose qu'à Lucky Palms : Je devais me rendre à la mairie. 

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J'en sortis dépitée. Il faisait presque nuit, et je n'avais nullement l'intention de me rendre à la mairie. Je trouvai un hôtel, puis un autre, et fut jetée de chacun d'eux, d'abord parce que je commençais à manquer d'argent et ensuite parce que je n'avais pas d'adulte avec moi. Je me fit une raison, il me fallait un plan B. Mais je n'avais pas de plan B. 

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Alors je marchais au hasard des rues, espérant trouver un coin chaud et calme pour y dormir. La ville me faisait beaucoup moins peur maintenant qu'il faisait nuit, mais elle me paraissait toujours si peu accueillante. A force d'errer, je finis par trouver un renfoncement dans un immeuble. 

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Il y faisait sombre, et au moins, j'étais à l'abri du vent. Je m'y accroupi, le dos collée au mur, la tête baissée vers le sol. J'étais épuisée, j'espérais bien réussir à dormir, ne serais-ce qu'un peu. De temps à autre, j'étais réveillée par des bruits de pas. A un moment, j'entendis les bruits se rapprocher de moi. J'ouvrais légèrement les yeux, continuant de feindre que je dormais pour voir des chaussures sales et trouées me faire face.

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-Hey, petite ! Qu'est-ce que tu fous là ? … Oh je vois, t'as fait une connerie chez tes parents toi, hein ?

 

Je me relevais. A quoi bon feindre le sommeil ? Le type était blond et devait être sur la fin de la trentaine. Je n'aimais pas ça, il était juste devant moi, j'étais coincée dans le coin où je m'étais mise et je le sentais mal. J'avais terriblement froid, je frissonnais, bien malgré moi, et le type s'en rendit compte.

 

-Oh bah alors, on a pas prévu son manteau ?

 

Il écarta les bras, tentant d'évoquer l'image d'un messie venu me sauver. Il me faisait peur et me dégoutait.

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-Je sais comment on se réchauffe, ici, moi ! Tu voudrais bien, hein ? Avoir chaud...

 

Je ne répondais pas. J'en aurais eut des choses à dire, mais j'étais tétanisée, le type me coinçait volontairement dans le renfoncement du bâtiment et s'approchait de moi. 

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Il me répugnait. Une autre voix résonna comme celle d'un ange à mes oreilles.

 

-Mais ça va pas, t'as vu son âge ?

 

Le deuxième homme se tenait à quelques mètres de distance. Il venait d'arriver. Il avait un accent que je ne reconnaissais pas.

 

-Arrête, elle est pas si jeune, elle me l'a dit. Mèle toi de tes affaires, le polak.

-Lâche là.

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Le ton était sec, et le blond recula.

 

-Viens avec moi, wnuczka. On va te trouver un coin en sécurité.

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Je mourrais d'envie de partir loin d'ici, alors je suivis l'étranger. 

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Dans les faits, j'aurais voulu le fuir lui aussi, mais pour aller où ? Aussi, comme je me sentais plus en sécurité avec lui que seule, je le suivis. Il m'emmena au détour des routes jusqu'au rez-de-chaussez abandonné d'un parking, où se trouvaient des fauteuils de fortunes, un feu de bois et un barbecue artisanal. 

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Mon sauveteur ne m'avait pas adressé un mot du trajet, mais il s'assurait que je le suive.

 

-Tu peux dormir là, wnuczka, je vais allumer un feu et te prêter une couverture.

 

J'étais épuisée et je ne demandais qu'à dormir, aussi, je fus endormie avant même qu'il ne ramène ladite couverture.

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Donc voilà que notre petite se retrouve dans une drôle de position!

Petite minute information. Ce chapitre doit être publié le 30 avril, et vu l'avance que j'ai, j'ai décidé de sortir un chapitre par semaine jusque fin juin! Enjoy :D Ca va seulement durer deux mois ;) 

Allez, je t'aime beaucoup, lecteur-rice! Des bisous!

MàJ 18/04: Juste parce que je voulais te tenir au courant, j'ai finit de scénariser l'intégralité de ce legacy, c'est fou... Dans deux générations... Je tire le rideau! Mais comme je n'ai pas envie d'arrêter, si tu as des petits challenges à réaliser (Max 5 générations), je suis preneuse! Kiss kiss ;)