Irene dégringola les escaliers du bâtiment à la suite de son amie. L'école venait de se finir, et les petites se séparèrent devant les marches, comme à leur habitude. Irene fit signe à Laura alors que celle-ci s'éloignait. Se retournant vers son propre chemin, son regard s'arrêta sur la femme blonde. Cela faisait un moment qu'elle ne l'avait pas vue. La femme fit signe à l'enfant, qui, ne souhaitant pas lancer la discussion, fit comme ci elle ne l'avait pas vue et prit la route pour chez elle. Après avoir fait ses devoirs, elle rejoint son père au salon alors que celui-ci jouait à la console. 

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Il invita l'enfant à le rejoindre et les deux jouèrent pendant une bonne heure, puis ils prirent le dîner ensemble, et Esteban se prépara à partir alors qu'Irene débarrassait la table.

 

-Allez, ma puce, c'est l'heure d'aller te coucher maintenant ! Va te laver les dents !

 

Irene s’exécuta. Lorsqu'elle assise sur son lit, Esteban vint l'embrasser sur le front, puis prit le départ pour aller travailler. 

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Dans son grand lit, Irene se tourna et se retourna pendant bien trop longtemps. 

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Toute sa journée repassait dans sa tête. Pourquoi la femme blonde était revenue, après quelques semaines sans se montrer ? Lui était-il arrivé quelque chose ? Et puis d'abord, pourquoi avait-elle eut peur de son père, quelques semaines plus tôt ? D'où est-ce qu'elle le connaissait ? Irene se tourna d'un coup sec dans son lit. 

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« N'y pense pas », se dit-elle. Pendant les quelques minutes qui suivirent, elle pensa à ses cours, avec Laura, et à la pause repas qu'elles avaient eut. Laura avait raconté son week-end, elle avait fait une balade à cheval avec ses parents et sa mère était tombée de cheval. Est-ce que sa mère à elle savait monter à cheval ? Irene savait au fond d'elle qu'elle voulait toujours la trouver, mais elle ne voulait plus se donner des espoirs pour rien, elle avait été trop déçue. Ses yeux s'emplirent de larmes à cette pensée. Tant pis, elle devait arrêter ses recherches, elle devait se résigner. Les faux-espoirs font trop mal. Et puis elle avait bien compris qu'elle faisait du mal autour d'elle, elle avait bien entendu la dispute entre Esteban et Marissa, quelques jours plus tôt. Elle savait qu'elle en était la cause, et elle ne voulait pas que cela se reproduise. Dans sa poitrine, son cœur lui paraissait lourd. Elle devait se racheter auprès de Marissa, et elle savait que, comme tout les soirs, Marissa passerait s'assurer qu'elle allait bien à la fin de son service. Alors Irene se leva, elle décida qu'elle l'attendrait.

Ne souhaitant pas rester enfermée dans sa chambre, elle alla s'asseoir dans le bureau, elle patienterait ici. Comme elle attendait, elle alla a nouveau chercher son carnet de famille. « Roxanne Regan ». Un fantôme. « Roxanne Regan » n’existe pas. « Née à Twinbrook ». Tiens, elle n'avait pas fait attention à ce détail la dernière fois. Peut-être qu'elle aurait plus d'informations là-bas ? Non... Juste une ville, c'était pas suffisant pour trouver quelqu'un. Non... Pas d'espoirs. Ça sert à rien. Peut-être que si elle avait plus d'indices...

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 Elle vida l'intégralité du tiroir, documents, papiers, par rapport à la santé, à la maison, factures électriques, vieux journaux en vrac... Rien de bien intéressant. Des lettres aussi, venant de Bridgeport, encore une autre ville, dans le même pays que Twinbrook, apparemment, qui était par ailleurs, selon la mairie, sa ville de naissance. Mais les lettres provenait d'une sorte de boite de nuit, comme en attestait l'adresse, ça n'avait rien à voir avec elle. Son carnet de santé ne lui apprit rien de plus que son livret de famille. Elle avait vidé le tiroir, tout était à présent au sol, tiroir comprit. Alors elle voulu le remettre dans ses gonds, mais le tiroir glissa de ses petites mains et s'écrasa sur le sol. Dans un bruit monstrueux.

 

-Ah !

 

Irene se pencha pour réparer sa bêtise, mais elle vit qu'elle avait cassé une des planches du tiroirs. Voulant la remettre à sa place, elle attrapa le morceau de bois, d'où glissèrent de nombreux papiers et examina le tiroir. D'où venait cette planche ? Elle remarqua assez vite le creux, sous le tiroirs, sous ce qu'elle pensait être le fond du tiroir. Celui-ci avait donc un double fond, et en démontant, elle en avait fait glisser tout les papiers au sol, mélangé au reste du contenu du tiroir. Elle venait de faire une énorme bêtise, si son père s'en apercevait, elle était bonne à passer le reste du mois enfermée dans sa chambre. Alors elle se pencha sur les papiers pour trier ceux du tiroir de ceux du double fond. 

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Elle ne put s'empêcher de voir des papiers en rapport avec la boite de nuit qui lui envoyait des lettres. Le commerce semblait appartenir à son père. Il y avait aussi quelques schéma très codifié, et plusieurs liasses de billets. Son père mettait des sous de côté, sûrement pour parer aux coups durs, pensa-t-elle. Puis elle trouva un livret de compte, dont les sommes étaient astronomiques. Il s'agissait des comptes de la boite de nuit de Bridgeport, mais y figurait aussi le salaire que se versait son père. Pourquoi mettait-il de l'argent de côté si il gagnait tant ? Il n'y avait vraisemblablement aucun risque de coups durs, avec un tel salaire. Elle trouva encore d'autres lettres de la boite de nuit, ouverte, cette fois-ci. Elle décida de les lire. Elles étaient envoyée par la dirigeante du bâtiment, la lettre était très vieille, et parlait principalement de chiffres d'affaires, mais Irene la lue jusqu'au bout. La directrice disait, entre autre, qu'ils avaient perdus de nombreux-ses client-e-s après le départ d'Esteban et de Roxanne (« Roxanne » ??? Sa mère y avait donc travaillé?). Qu'iels ne faisaient pas confiance à un changement de vendeur, et que de ce fait, la boite de nuit avait un stock important non-écoulé, qui pourrait devenir problématique en cas de contrôle. Un stock de quoi ? Pourquoi tout semblait si bizarre ? Pourquoi son père cachait-il son affaire de tous ? Pourquoi mettre tout ses papiers dans un faux fond ? Rien n'était clair, et l'enfant commençait à être sûre d'une chose : Son père n'était pas clean. Elle reprit les lettres les plus récentes. Toutes n'étaient pas ouvertes et elle se contenta de lire celle qui l'était : Beaucoup de discussions de ligne de conduites... Un paragraphe mentionnait les prix de vente, qu'il fallait adapter à la concurrence. « Si nous baissons de 2 balles le gramme, nous sommes dans la moyenne ». Il fallait aussi baisser le reste, apparemment, et de ce qu'en comprenait l'enfant, le reste de la marchandise était décrit comme étant plus « sérieux ». Dans une autre lettre, la directrice racontait un accident, qui avait eut lieu au club. Un rivale avait tiré dans un employé. La directrice estimait que « le problème à été réglé », et que les vendeurs rivaux avait « bien compris le message ». Merde, était-il question de meurtre ? Quel était le rôle de son père, au juste ?

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Alors les journaux ne lui parure plus anodin, et elle s'employa à les décrypter. Tous s'étalaient sur une période de douze ans. Beaucoup parlaient de vols en tout genre, certains mentionnaient le trafic de drogues, et parlaient de meurtres ou d'arrestations, mais ce furent les deux derniers, qui ne mentionnaient rien du même style, qui intriguèrent Irene. Ses deux-là dataient d'il y a onze ans. Le premier était un journal de Bridgeport, et le second était un de ceux de Lucky Palms. Les deux portaient sur le même sujet : Un nouveau-né de Bridgeport avait été enlevé, à l'hôpital, par son père. Le nom de l'hôpital figurait ici, mais pas le nom des parents, ni celui de l'enfant. Irene leva instinctivement la tête vers une photo d'elle et de son père, posé sur le bureau. Elle ne comprenait rien, mais une chose était pourtant claire : C'était d'elle qu'il était question dans ces journaux, son père l'avait enlevé, il lui avait mentit. D'un bond, elle se redressa.

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Roxanne était peut-être encore en vie.

 

 



 

Déso déso, je viens casser l'ambiance de fin! Je voulais juste rétablir un petit truc délaissé depuis bien trop longtemps: la page des auteur-e-s de legacy... elle est ici, et elle est remise à jour! (Attends, il manquait quand même beaucoup de mes legacys préférés dessus, ç'aurait été triste de la laisser comme ça!)

Je vous embrasse, on se revoit très vite!