Elle n'était pas le genre de fille à se complaire dans le silence, pourtant le bruit ambiant l'ennuyait fortement. Dans sa classe, iels n'étaient même pas vingt élèves, pourtant cette professeure ne parvenait pas à obtenir le calme. Pourtant, les cours de sciences étaient ceux qui nécessitait le plus de rigueur aux yeux de la petite. Par ailleurs, elle s'en serait bien passée : si les cours de littératures pouvaient lui apporter beaucoup de plaisir, elle ne voyait pas l'intérêt qu'il fallait apporter aux sciences.

Du haut de ses onze ans bien entamés, elle faisait sa première année au collège privé de Lucky Palms. D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle avait toujours vécu ici, entre le lac, les palmiers et les canyons. Dans cette ville, la chaleur pouvait être étouffante, mais la jeune fille y était habituée. Elle connaissait la petite ville par cœur, chaque recoins, chaque habitant, ou du moins le pensait-elle. Elle avait grandit avec les autres enfants de cette ville, qu'elle fréquentait aujourd'hui en classe. C'était d'ailleurs elleux qui faisait du bruit, à ce moment. La pauvre enseignante tenta d'hausser la voix, en vain. Heureusement pour elle, la sonnerie vint mettre fin à son calvaire. La petite ramassa ses affaires et sortit de la salle, suivant ses camarades. L'une d'elle, Laura, l'attrapa par le bras alors qu'elle venait de sortir du bâtiment.

 

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-J'ai cru que ça serait jamais finis. Tu rentres chez toi ?

-Non, je vais chez ma marraine.

-Oh, tu voulais pas qu'on aille à la piscine, un de ces quatre ?

-Pas aujourd'hui ! Je lui avait déjà dit que je viendrais chez elle. Et samedi, tu peux ? Je crois que mon père peut nous emmener.

-J'ai une compèt' d'équitation.

-La semaine prochaine alors !

 

Laura fit une grimace, mais la petite blonde ne répondit pas embrassa rapidement son amie avant de prendre la direction de la sortie. Sa « marraine » n'avait pas vraiment ce titre. Il s'agissait en effet seulement d'une voisine, une femme de l'âge de son père qui avait déjà une fille à l'époque où elle et son mari ont commencé à se lier à Irene et son père. Huit ans plus tard, leur fille avait dix-sept ans et la femme s'était séparée de son mari, mais l'enfant était devenue très proche de cette voisine répondant au nom de Marissa. Elle était devenue une sorte de mère de substitution pour la petite qui avait été élevée par son père.

Sur le chemin pour rentrer chez elle, elle observait les gens qui l'entourait. Marissa lui avait dit que pour écrire des éléments plus réalistes, elle devait améliorer ses capacités d'observation. Il y avait sur son chemin certaines personnes qu'elle pouvait observer tout les jours : Le boulanger, la vieille dame à sa fenêtre, et la drôle de femme blonde avec qui elle échangeait quasiment tout les jours un regard.

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 Arrivée dans la rue où elle vivait, elle entra dans la maison sans même frapper, croisant Addison, l'adolescente, qui sortait.

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-Irene ! Comment tu vas, ma puce ?

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La petite serra sa voisine dans ses bras avant de prendre des verres qu'elle disposa sur la table, bientôt rejoints par une bouteille de lait et des gâteaux. Marissa s'assit avec la toute jeune fille, qui mangeait déjà ses biscuits. Elle se fit la remarque, à nouveau, du maintient quasi naturel qu'avait l'enfant. Le père de cette petite était très exigeant sur les manières de son enfant, et son travail semblait payant.

 

-Au fait, Irene, j'ai lu ton texte !

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Le rouge monta aux joues de la petite. Elle adorait écrire, et passait beaucoup de temps derrière un clavier à cet effet, mais elle était toujours intimidée à l'idée de faire lire ses écrits. C'est cependant elle qui avait confié son texte à Marissa, pour obtenir son avis. La petite fille était embêtée : Elle ne savait pas qu'elle fin donner à son histoire. Dans son récit, une femme était embauchée pour tuer un malfrat. De péripéties en péripéties, elle parvenait à le trouver et s’apprêtait à exécuter sa tâche, lorsqu'elle découvrit que le malfrat avait un bébé qui se retrouverait orphelin si son père venait à mourir. Irene ne savait pas qu'elle action devait entreprendre sa mercenaire, et elle espérait que Marissa lui obtiennent une réponse qui résoudrait miraculeusement son problème, mais ce fut un conseil qu'elle obtint :

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-Essaye d'écrire chaque option qui te paraît bien, et on choisira la meilleure ensemble. Qu'en dis-tu ?

 

Irene acquiesça (Elle ne pouvait pas parler, elle venait de croquer dans un biscuit). Marissa sembla satisfaite de la réponse de l'enfant. Après l'avoir observée vider son verre de lait, elle l'encouragea à rentrer chez elle faire ses devoirs, ce qu'Irene fit. Lorsqu'elle entra dans sa maison, son père l'appela au salon. La maison était une petite bâtisse moderne et richement décorée. A l'extérieur se trouvait une piscine dans laquelle l'enfant se rafraîchissait durant les très chauds été, accompagnée par son père qui prenait alors un malin plaisir à l'arroser. 

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C'était d'ailleurs lui qui lui avait appris à nager. Dans le grand salon qui ne faisait en réalité qu'un avec la cuisine et la salle à manger, un homme était assis avec son père, un verre d'alcool à la main. Il prenait un apéritif. 

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Esteban tira tendrement la petite à lui pour l'embrasser.

 

-Tu as passé une bonne journée ?

-Oui, j'étais chez Marissa.

-Encore ? Pourquoi cette fois-ci ?

 

L'enfant haussa les épaules.

 

-Comme ça !

-Oh, Richard Je te présente ma fille, Irene. Irene, voici Richard, mon collègue.

-Bonjour monsieur.

-Bonjour Irene.

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De ce qu'elle en savait, Esteban avait prit un poste de surveillant dans l'unique musée de la ville quand il avait emménagé ici. « Très peu avant ta naissance », lui avait-il dit. Depuis plus de onze ans, il passait donc ses nuits dans le petit musée sur la ville, qui avait l'inhabituelle qualité de se situer dans un désert. Il avait une fois emmener la petite visiter le-dit musée. Elle avait passé la visite entière à rêver d'y être de nuit, ce que son père avait très formellement refusé. Ainsi donc, elle supposa que le-dit collègue devait être un second surveillant du musée, sûrement celui qui relayait son père lorsque celui-ci était en repos. L'enfant posa son sac, alla se servir un jus de fruit et s'installa avec eux. Très vite, la discussion la concernait.

 

-Et du coup, Irene, comme ton père travaille de nuit, qui te garde ?

 

C'est Esteban qui y répondit

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-On a une voisine qui la gardait quand elle était bébé, mais maintenant, elle vient juste surveiller que la petite aille bien en sortant du travail. Elle est serveuse.

-Et ça va ? Tu n'as pas peur d'être toute seule la nuit ?

 

La petite fille fit un énergique « non » de la tête.

 

-Y a pas besoins d'avoir peur. En plus je dors, alors j'entends même pas quand papa part.

 

Esteban sembla se souvenir d'un rendez vous en voyant l'heure, et se redressa soudainement.

 

-D'ailleurs ce soir on part au travail un peu plus tôt, c'est pour ça que Richard est passé ! On est partis !

 

Il lui donna quelques recommandation, lui fit un dernier câlin puis s'éloigna alors que le ciel de printemps se teintait de rose. Comme son père le lui avait précisé, Irene ferma la porte à clef puis alla s'installer dans sa chambre, un livre à la main. 

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Cette nuit là, son père rentrerait juste avant que l'enfant ne se réveille, et lui préparerait son petit déjeuner avec amour avant de rejoindre son lit.

 



 UPDATE: Le chapitre était prêt à sortir dimanche, sauf pour un truc.... CANALBLOG REFUSAIT (et refuse toujours, je dois passer par google photo) TOUTES MES PHOTOS... (fin de l'update)

 

J'annonce: j'adore déjà cette petite!

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Petite photot de la ville, pour le plaiz'! C'est une ville fort sympatique! J'espère y rester un petit temps!Screenshot-55.jpg

 

Bref, désolée, j'ai encore du retard (je vais finir par être dans les temps, je vous promets!). Donc j'ai l'IMMEEEEEENSE plaisir de vous présenter ma petite Irene! Mon retard tient du fais que j'ai pris beaucoup de temps à construire son personnage, ainsi que son histoire. J'ai écrit au moins quatre scénarios différents pour elle avant de trouver des trucs qui ne marchait pas et de les supprimer... J'ai emmagasiné beaucoup de frustration, et là je parviens enfin à m'en débarasser par la publication de ce chapitre, hourra, j'ai ENFIN MON PLOT! ( depuis hier)

Je vais en décevoir certain-es (Pinssophie, pardon), mais Irene à belle et bien été enlevée par son père (mais je t'admets que dans un moment de doute sur mon scénario j'ai envisagé le tien...). Ils ont emménagé alors à Lucky Palms (que j'adore) et qui est, selon le petit univers que je me suis construit, dans un pays différent de celui dans lequel les précédents Gacyle ont pu évoluer. La Rhéa est donc enregistrée, mais on est pas prêt de la revoir de si tôt, j'ai l'impression. 

Anecdote rigolote (pour moi) sur la ville: Il y a une famille Lancaster, or, j'habite à présent dans une ville qui s'appelle Lancaster, voilà. ^^

Ensuite j'ai un peu une drole d'impression en écrivant l'histoire d'Irene. Irene a le même âge que ma petite soeur, et j'écris beaucoup en m'inspirant d'elle. Je ne sais pas si on peut ressentir ça en lisant, mais pour moi, c'est étrange et amusant à écrire.

 

PS: déso pour le titre, pas pu résister, j'avais faim!